Apport d'affaires entre indépendants : recommandez, soyez payé

Un client vous demande un service que vous ne faites pas ? Transmettez-le à un indépendant de confiance. Votre commission est facturée et payée automatiquement quand le client règle.

Voir comment ça marche

Le problème

Vous recommandez des clients. Mais qui vous paie, et comment ?

Vous êtes jardinier. Une cliente vous parle d'une fuite sous son évier. Vous connaissez un bon plombier, vous lui transmettez le contact. Le chantier se fait, la cliente est ravie.

Et votre commission ? Souvent, rien n'a été écrit. On en parle au téléphone, on oublie, on n'ose pas relancer. Ou bien elle est payée « de la main à la main », sans facture, ce qui expose les deux professionnels à une amende en cas de contrôle.

Recommander un collègue est un vrai service, qui mérite une vraie rémunération. Encore faut-il que ce soit simple, écrit et facturé.

Le déroulé

Comment ça marche, en 4 étapes

  1. L'apporteur transmet le client.

    Dans MozeConnect, il présente le client au bénéficiaire, l'indépendant qui réalisera la prestation.

  2. Vous fixez la commission ensemble.

    L'apporteur et le bénéficiaire fixent et négocient librement la commission : montant fixe ou part de la prestation, c'est votre choix.

  3. Le bénéficiaire facture le client.

    Il réalise la prestation et facture le client en son nom, comme d'habitude.

  4. La commission est payée automatiquement.

    Quand le client paie, la facture de commission de l'apporteur est générée puis payée, grâce au rapprochement automatique des paiements par notre prestataire de paiement agréé. Personne n'a à relancer personne.

Vous travaillez ensemble sur la mission ? Voyez comment facturer à plusieurs.

Un exemple

Exemple : une jardinière transmet un client à un plombier

Exemple fictif, montants donnés à titre d'illustration.

Sophie est jardinière à Avignon. En taillant la haie de Monsieur Roux, elle apprend qu'il cherche un plombier pour remplacer son chauffe-eau. Elle le recommande à Karim, plombier avec qui elle a l'habitude de travailler.

  • Avant le chantier, Sophie et Karim conviennent d'une commission fixe de 50 € si le chantier est payé.
  • Karim remplace le chauffe-eau et facture Monsieur Roux 650 € (micro-entrepreneur en franchise de TVA).
  • Monsieur Roux paie Karim. Au même moment, la facture de commission de Sophie (50 €, « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ») est générée et payée.
Ce que facturent, encaissent et paient l'apporteur et le bénéficiaire
PosteSophie (apporteur)Karim (bénéficiaire)
Ce qu'elle / il facture50 € à Karim650 € à Monsieur Roux
Recette50 €650 €
Charge—50 € de commission

Monsieur Roux ne voit qu'une facture : celle de Karim. Il ne paie pas plus cher parce qu'il a été recommandé.

Le cadre

Ce que dit la loi, en clair

  • L'apport d'affaires est un contrat libre.Aucun statut particulier : c'est un accord entre l'apporteur et le bénéficiaire (articles 1101 et suivants du Code civil). Un écrit n'est pas imposé, mais il est vivement conseillé.
  • La commission se fixe libremententre l'apporteur et le bénéficiaire : montant, mode de calcul, moment où elle est due (de préférence au paiement effectif du client), durée pendant laquelle les commandes suivantes y ouvrent droit.
  • La commission se facture.L'apporteur facture le bénéficiaire, jamais le client final, avec les mentions obligatoires et bientôt au format de la facture électronique. Entre professionnels, un paiement sans facture expose à une amende.
  • L'apporteur présente, il ne vend pas.S'il négocie et signe au nom du bénéficiaire de façon régulière, la relation peut être requalifiée en contrat d'agent commercial, avec d'autres obligations.
  • Pas de lien de subordination.L'apporteur et le bénéficiaire restent indépendants l'un de l'autre : ni horaires imposés, ni ordres, ni contrôle. Sinon, un juge peut requalifier la relation en contrat de travail.
  • Côté bénéficiaire,les commissions versées à un même bénéficiaire au-delà de 2 400 € par an se déclarent en principe sur la déclaration DAS2.
  • Certains métiers sont encadrés :immobilier, assurance, crédit, professions de santé. Pour l'artisanat et les services à la personne, pas de restriction de ce type.

Pour aller plus loin : l'apport d'affaires dans le détail.

Pour qui

Pour qui ?

  • Les prestataires de services à la personne et multiservices : jardinage, ménage, petit bricolage, aide à domicile, qui reçoivent chaque semaine des demandes hors de leur métier.
  • Les artisans du bâtiment, qui connaissent le bon électricien, le bon peintre, le bon couvreur. Vous travaillez ensemble sur le chantier ? Voyez la co-traitance entre artisans.
  • Les indépendants et freelances qui veulent se recommander entre eux, dans les règles.
  • Les réseaux locaux d'indépendants qui se transmettent déjà des clients, et veulent que chacun soit payé sans y penser.

Vos questions

Questions fréquentes

Comment rémunérer un apporteur d'affaires ?

Par une commission, que l'apporteur et le bénéficiaire fixent librement : montant fixe ou part de la prestation. L'apporteur facture cette commission au bénéficiaire, jamais au client final. Avec MozeConnect, la facture de commission est générée puis payée automatiquement quand le client règle le bénéficiaire. Personne n'a à relancer, et tout est tracé dans vos livres de recettes et de dépenses.

Un contrat d'apporteur d'affaires est-il obligatoire ?

La loi n'impose pas d'écrit, mais il est vivement conseillé. Un contrat évite les malentendus : qui est le client apporté, quel montant de commission, à quel moment elle est due, et pendant combien de temps les commandes suivantes y ouvrent droit.

Faut-il un statut particulier pour être apporteur d'affaires ?

Non, aucun statut spécifique. Si vous êtes déjà indépendant, la commission s'ajoute à vos recettes. Si l'apport d'affaires devient régulier, c'est une activité à part entière qu'il faut déclarer. Attention aux métiers encadrés, comme l'immobilier, l'assurance, le crédit ou la santé, où la rémunération d'une mise en relation est réglementée ou interdite.

Quelle différence entre apporteur d'affaires et agent commercial ?

L'apporteur présente un client, ponctuellement, sans négocier ni signer au nom du bénéficiaire. L'agent commercial agit en vertu d'un mandat permanent : il négocie, parfois conclut, au nom d'un professionnel, et bénéficie d'un statut protecteur. Si l'apporteur se met à prospecter en continu et à négocier les prix, la relation risque d'être requalifiée en agence commerciale. Pour aller plus loin : ce que la loi permet, ce qu'elle interdit.

L'apporteur d'affaires peut-il être considéré comme un salarié ?

Pas tant qu'il reste indépendant. L'apporteur choisit librement quand et comment il recommande, sans ordres, sans horaires imposés et sans contrôle du bénéficiaire. S'il travaille en fait sous un lien de subordination juridique permanent, un juge peut requalifier la relation en contrat de travail. Seul le juge peut prononcer cette requalification, au cas par cas.

Le client paie-t-il plus cher quand il est recommandé ?

Non. Le client reçoit une seule facture, celle du bénéficiaire, au prix convenu avec lui. La commission est une charge du bénéficiaire, qui la paie à l'apporteur. Le bénéficiaire décide librement de la place qu'il lui donne dans ses prix. Pour le client, la recommandation reste un service rendu, pas un supplément sur sa facture.